En ces temps troublés, nous sommes nombreux et nombreuses à ressentir de l’angoisse.
À nous poser mille questions. Pas seulement à cause des missiles qui nous tombent dessus, mais aussi à propos de tous les à-côtés qui viennent s’y greffer :
- Quand vais-je reprendre le travail ?
- Comment vais-je être payé si je ne travaille pas ?
- Est-ce que je pourrai revenir en Israël ?
- Ou est-ce que je pourrai partir pour le mariage de ma sœur, de ma cousine, de mon voisin ?
- Est-ce que mes enfants vont retourner à l’école ?
- La kaytana sera-t-elle ouverte ?
- Ma famille pourra-t-elle venir cet été ?
- Et celle qui est chez moi depuis plusieurs semaines, pourra-t-elle rentrer sans que son vol soit annulé ?
À l’instant T, nous n’avons pas de réponse. Pas de solution. Et surtout, pas vraiment de champ d’action.
Alors… pourquoi ne pas essayer autre chose ?
Pourquoi ne pas tenter la pensée positive ?
💫 Une étincelle divine en nous
Dans Sa grande bonté, Hachem a insufflé dans notre nechama une étincelle de Lui.
Un petit bout d’Infini, logé en nous.
Et grâce à ce don divin, c’est comme si nous avions des super pouvoirs – un peu comme un super-héros, mais version spirituelle.
Hachem a créé le monde par le souffle, par la parole, par la pensée.
Et tout comme Lui, en nous connectant à cette part d’Infini en nous,
nous aussi, nous avons un pouvoir créateur.
Par nos pensées. Nos intentions. Nos prières. Nos rêves.
Ce que l’on pense avec foi, ce que l’on visualise avec cœur, peut ouvrir des chemins là où la logique disait « impossible ».
La pensée correspond, dans la tradition juive, à la sphère de ‘Hokhmah, la sagesse divine.
C’est la première étincelle, l’idée pure, la graine de tout ce qui va ensuite se concrétiser.
Et ce n’est pas un hasard si les Sages disent que la pensée est créatrice.
Ce qu’on pense, encore et encore, finit par prendre forme.
D’abord à l’intérieur. Puis, parfois, à l’extérieur.
Nos pensées sont comme des semences invisibles : si on les arrose chaque jour avec un peu de foi, un peu d’émotion, un peu de silence… elles peuvent germer.
Alors oui, penser que la paix est possible et immédiatement, ce n’est pas être naïve.
C’est semer cette idée dans un monde qui crie le contraire.
C’est dire à Hachem : Je crois que Toi, Tu peux tout. Alors je choisis de voir déjà la délivrance, même si rien ne l’annonce encore.
🧘♀️ 6 étapes pour pratiquer la pensée positive
Alors, au lieu de rester scotchés à ces informations qui nous rongent de l’intérieur (même s’il est évidemment important de se tenir informé), je vous propose d’essayer d’appliquer les principes de la pensée positive à travers 6 étapes et/ou exercices :
1. Faites quelque chose qui vous fait du bien
Une manucure, une pédicure, un masque du visage, qu’importe.
Mais faites quelque chose qui vous fait du bien et qui vous permet de changer de mood.
2. Rappelez-vous que vous êtes exactement à la bonne place
Nous sommes exactement à la place à laquelle nous devons être à l’instant T.
Avant de descendre dans ce Monde, notre nechama a dit « ok » à Hachem pour vivre tout ce qu’elle est en train de vivre.
Il n’y a pas de lieu ou de situation qui soit mieux pour vous que la situation dans laquelle vous êtes actuellement.
3. Visualisez la solution, pas le problème
- Vous vous inquiétez que l’école rouvre ou non ?
➤ Imaginez vos enfants dans une cour d’école, en train de chanter et de danser avec leurs amis. - Vous vous inquiétez pour la parnassa ?
➤ Imaginez votre compte bancaire rempli. - Vous vous inquiétez pour un billet d’avion annulé ?
➤ Visualisez-vous à l’aéroport, en train d’embarquer, et dans l’avion.
Répétez ces visualisations autant que possible, en vous répétant :
« Avec l’aide d’Hachem, ça se fera. »
4. Écrivez une lettre de gratitude… à l’avance
Asseyez-vous avec un stylo et écrivez une lettre à Hachem pour Le remercier pour une chose que vous attendez… comme si elle était déjà arrivée.
Comme une femme qui écrit « merci » pour un zivoug qu’elle n’a pas encore rencontré, ou une maman pour un rendez-vous médical qui se passe bien.
Cela active une forme d’émouna appelée bitahon (confiance certaine).
Et ça change l’énergie intérieure.
5. Avant de dormir : une pensée paisible
Visualisez-vous vous réveiller demain matin, fraîche et souriante, après avoir passé une nuit paisible.
Dites-vous dans votre tête :
« Ce soir je dors une nuit complète. Ce soir je dors une nuit paisible. Merci Hachem pour ce cadeau. »
6. Imaginez une ronde protectrice autour d’Israël
Dès que vous le pouvez, fermez les yeux et imaginez :
- Tous les patriarches,
- Toutes les matriarches,
- Tous les grands personnages de la Torah,
…en train de faire une grande ronde autour d’Israël, autour du peuple juif.
Et imaginez une lumière blanche et protectrice qui se propage dans cette ronde.
🌟 Une dernière pensée
Il n’est pas obligatoire de tout faire.
Choisis un exercice, une image, une pensée… celle qui t’apaise.
Et fais-la vivre dans ton cœur.
Car chaque pensée de lumière que tu sèmes, c’est un peu plus d’ombre qui recule dans ce monde.
Comme dit le Zohar :
« Le monde est né dans la pensée avant d’être né dans la matière. »
Alors, en ces temps de guerre, armons-nous de ce que personne ne peut nous enlever :
notre nechama… et sa puissance de créer le bien.

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